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Pour limiter l'impact du réchauffement climatique, les 2/3 des réserves mondiales de combustibles fossiles doivent rester en sous-sol, avertit l'Agence Internationale de l’Énergie. A l'approche de la nouvelle conférence de l'ONU sur le climat, la réélection de Barack Obama est un signe positif.
« La réélection du président Obama garantit la continuité de l'engagement pris par les États-Unis de réduire en 2020 ses émissions de 17% par rapport à 2005 », s'est réjouie Christina Figueres, secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC).
« Les États-Unis sont pleinement conscients de la nécessité d'accroître leurs ambitions en terme de mitigation [réduction des émissions] et de financements pour aider les pays en développement à s'adapter », assure Christina Figueres à IPS.
Mais l'objectif états-unien de réduction des émissions reste faible : il correspond à une baisse de 3% par rapport au niveau de 1990.
Selon les scientifiques, les émissions globales doivent être, en 2020, de 25 à 40% inférieures à celles de 1990 afin d'éviter que la hausse globale des températures dépasse 2°C. Le Royaume-Uni, par exemple, est déjà parvenu à une baisse de 18% et table sur un recul de 34% d'ici à 2020.
Signal d'alarme
En 2010, les participants à la conférence sur le climat de Cancun, au Mexique, se sont engagés à maintenir le réchauffement sous le seuil des 2°C. « Nous sommes sur la bonne voie », a jugé Andrew Steer, président de l'ONG World Resources Institute, lors d'une conférence de presse. « La situation est urgente. L'ouragan Sandy a été un signal d'alarme pour le peuple des États-Unis ».
Cette limite de 2°C supplémentaires est déjà trop élevée. Mais la dépasser entraînerait des conséquences dangereuses. Pour avoir ne serait-ce que 50% de chances de rester sous ce seuil, « notre consommation, d'ici à 2050, ne devra pas représenter plus d'un tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles » avertit l'Agence internationale de l'énergie (IEA) dans son dernier rapport, « Regard mondial sur l'énergie », publié lundi 12 novembre (résumé ici en français).
Cela signifie que les deux tiers des réserves de charbon, 22% de celles de pétrole et 15% de celles de gaz devraient rester en sous-sol. La majorité de ces réserves se trouvent en Amérique du Nord, au Moyen Orient, en Chine et en Russie.