La théorie du chaos

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Depuis peu les Etats-Unis ont investi près de 4.5 milliards de dollars pour améliorer la fiabilité des prévisions.

Des prévisions plus fiables:

L’amélioration des prévisions météorologiques est nette depuis quelques années.
Les prévisions que l’on fait de nos jours pour 3 ou 4 jours sont aussi justes que celles à 2 jours il y a 15 ans.
En terme de pluviométrie on arrive à prévoir 3 jours à l’avance avec autant de précisions que la même
pour le lendemain dans les années 90. Une autre grande amélioration, qui reste très importante
aux Etats-Unis est l’annonce des tornades 7 minutes plus à l’avance qu’en 1986.
Pour les orages locaux on est passé de 12 à 18 minutes. Maintenant les prévisionnistes peuvent
prévoir le point d’arrivée, sur une terre émergée, d’un ouragan à partir de 24 heures sur une
distance d’erreur de 160 kilomètres.

Le parcours prévu pour Rita et Philippe (septembre 2005)

Le prévisible et l’imprévisible

Malgré ces chiffres encourageants, le temps reste toujours imprévisible pour des raisons
que la technologie n’arrive pas à déterminer et prévoir. C’est pas pour rien que les
modèles météorologiques se trompent de temps en temps et l’on se retrouve avec de la pluie
alors que la météo avait prévu du beau temps.

Dans les années 50 et 60, les scientifiques pensaient que cette imprécision était due à un manque
de données et que si on arrivait à obtenir des mesures exactes et à comprendre les mécanismes fondamentaux, on pourrait affiner les prévisions. Mais, en 1961, le météorologiste Edward Lorenz a fait une révolution dans la météorologie moderne en découvrant la théorie du chaos.
C’est grâce à cette « loi » que les spécialistes de la météorologie savent désormais que le moindre changement de température, pression ou hygrométrie, pourrait bouleverser le temps et les prévisions.

La découverte de Edward Lorenz

Lorenz est comme on pourrait dire le « papa » des modèles de prévisions numériques tel que Arpège et GFS. Il mit en service le premier modèle dans les années 50-60 qui comportait à peine 12 équations
(aujourd’hui l’ont dépasse les 500 000) mais un jour, après avoir mis ces équations sur l’ordinateur
(qui était l’un des premiers) il décida pour gagner du temps de ne mettre que trois chiffres
après la virgule au lieu de six et en revenant de boire son café, il s’aperçut que les deux prévisions apportées par les décimales à 6 et 3 chiffres après la virgule étaient si différentes qu’aucune similitude ne les unissaient.

Ci-dessus : ce schéma imaginé par Edward Lorenz est devenu l’emblème des premiers météorologues
qui se sont intéressés au chaos. Il représente les relations entre trois variables au sein d’un système chaotique.
On peut observer que jamais les courbes ne s’interceptent même si il existe une limite à cette variabilité.