
Défintion Formation le vortex mesures trombes localisation prévention
Définition : Le mot tornade provient de 2 termes espagnols : tronada qui signifie orage et tornear qui signifie tourner.
Une tornade est une perturbation atmosphérique tourbillonnaire très localisée qui génère des vents d’une incroyable violence,
les plus forts que l’on puisse rencontrer sur la planète (parfois plus de 500 km/h).
Comment se forme une tornade ?
A l’origine de ces débordements souvent meurtriers, l’affrontement de deux masses d’air de températures très différentes.
Le cas des Etats-Unis est exemplaire. Au printemps, des courants froids et secs descendent du pôle Nord,
à une dizaine de km d’altitude.
Parallèlement, remontent du golfe du Mexique des courants d’air chaud et humide à une altitude beaucoup plus basse.
Plus de 1000 fois chaque année, la rencontre de ces flux antagonistes provoque la formation de tornades plus ou moins puissantes. Elles se développent sous les orages, aux stades les plus intenses de leur évolution et,
sont généralement accompagnées de nombreux éclairs.
Les orages multicellulaires peuvent donner naissance à des vagues successives de tornades relativement brèves,
quant aux supercellulaires ils provoquent des
tornades plus puissantes dans l’intensité et la durée.
|
|
Sur le front de la rencontre, à partir du nuage d’orage, l’air froid entame un mouvement descendant tandis que l’air chaud
commence son ascension. En météorologie, deux masses d’air de température, de pression et d’humidité différentes
ne se mélangent jamais. Les deux courants tourbillonnants s’enroulent alors l’un autour de l’autre engendrant des vents
verticaux très violents et d’une puissante force d’aspiration.
Le cône nuageux se forme rapidement à partir des gouttelettes d’eau en suspension dans le nuage.
A mesure que la tornade effectue son œuvre de destruction, des éléments plus ou moins importants (terre, débris de toutes sortes, etc.) sont arrachés de la surface, projetés dans les airs et associés à la nature du cône appelé tuba ou vortex. La couleur du tuba varie du blanc sale au gris, mais peut aussi prendre la couleur de la poussière qu’il aspire comme, par exemple, le rouge de l’argile de l’Oklahoma. En général de fortes précipitations, accompagnées d'éclairs et de grêle, se produisent dans le voisinage du tuba.
L’axe du tuba n’est pas toujours vertical. En fonction de sa vitesse, il est plus ou moins incliné lorsqu’il atteint le sol. L’interaction de ces vents violents avec le sol provoque un bruit assourdissant, comme un train de marchandises.
Au moment du passage de la perturbation, les vents
redoublent de violence et la pression chute brutalement, au point de provoquer
l’explosion de certaines structures qui se retrouvent soudain en surpression : la pression dans le cœur
du vortex peut être inférieure de 10% à celle de l’atmosphère environnante. Une telle baisse de
pression sur une aussi petite distance (100 à 1000 m), peut entraîner cette
surpression qui provoque une véritable explosion
des bâtiments.
En effet, l’air
enfermé à l’intérieur exerce sur les murs, les fenêtres et les portes une poussée considérable qui tend à les faire
éclater de l’extérieur.
|
|
Une tornade se déplace à 50 km/h en moyenne et se déplace horizontalement avec la formation nuageuse qui lui a donné naissance.
La vitesse des vents atteindraient 500 km/h au sommet du vortex et 300 km/h pour les courants aériens ascendant.
Ces vitesses restent théoriques car il est difficile de mesurer la vitesse réelle, les instruments de mesures étant en général détruits.
Depuis 1970 on a considérablement amélioré la connaissance du courant ascendant grâce au sondage des nuages d’orages générateurs
de tornades à l’aide du radar Doppler depuis un lieu sûr, en revanche la dynamique des tornades reste encore inconnue.
Prévoir les tornades est encore
plus ardu……
La durée de vie d’une tornade varie de quelques minutes à plusieurs heures.
Après avoir atteint son intensité maximale, elle rétrécit et s’incline à l’horizontale, s’amincie, se déforme et finit par mourir.
Aucun instrument ne peut mesurer avec précision l’intensité des tornades
Seule l’échelle de Fujita permet de hiérarchiser leur puissance en fonction de leurs effets.
F
0 :
dommages légers, vitesse du vent 60 à 110 km/h, (antennes tordues, petites
branches d’arbres cassées, caravanes déplacées).
F
1 : dommages modérés, vitesse du vent 120 à 170 km/h, (caravanes
renversées, arbres arrachés, structures légères soufflées).
F
2 : dommages
importants, vitesse du vent 180 à 250 km/h, (toitures soulevées, objets légers
transformés en projectiles).
F
3 : dommages
sévères, vitesse du vent 260 à 330km/h, (murs de maison renversés, arbres
cassés, projectiles de grandes dimensions).
F
4 : dommages
dévastateurs, vitesse du vent 340 à 410 km/h, (maisons en dur rasées, gros
projectiles, arbres emportés par le vent).
F
5 : dommages
incroyables, vitesse du vent 420 à 510 km/h, (rien ne résiste, fortes structure
envolées, projectiles à grande vitesse).
Tornade F 5 sur l’échelle de Fujita
La silhouette mouvante du tuba peut ainsi parcourir des dizaines, voire des centaines de km, changeant cent fois d’aspect, balayant tout sur son passage. Rien ne peut résister à des vents dépassant les 400 km/h des voitures sont projetées dans les airs, des arbres sont déracinés, des toitures arrachées, etc.
A fortiori, les hommes et les animaux qui n’ont pas en le temps de se mettre à l’abri sont eux aussi expédiés dans les airs et 99 fois sur 100, ce vol forcé se termine mal.
Les vents entraînent également avec eux des débris hétéroclites de plus ou moins grosse taille qui, atteignant une grande vitesse, deviennent de terribles projectiles faisant de nombreuses victimes.
Le couloir de destruction reste heureusement relativement étroit, de quelques dizaines à quelques centaines de mètres tout au plus.
Au-delà de ce ruban apocalyptique qui se déroule en suivant une route aléatoire, tout reste curieusement calme.
La trombe désigne le même type de perturbation atmosphérique
mais le terme est plutôt employé pour désigner un phénomène qui se développe
au-dessus des lacs ou de la mer. Dans ce cas, c’est de l’eau qui est aspirée
parfois même avec du poisson qui est rejeté un peu plus loin.
|
|
Trombe marine. En France, c’est dans le golfe d’Antibes, sur la côte d’Azur que l’on a la chance d’en observer le plus.
Dans certains déserts ou zones arides, les vents de sable tourbillonnants présentent toutes les caractéristiques d’une tornade. Leur envergure et leur puissance restent pourtant beaucoup plus limitées.
Sur la planète, les trombes et tornades sévissent dans de nombreux pays et sous bien des latitudes.
Avec plus de 1000 tornades par an, les USA
sont de très loin les plus touchés. Une trentaine de ces perturbations sont
puissantes et mortelles. Le phénomène est particulièrement fréquent dans les
grandes plaines des états du Middle West et du Sud-Est.
Les pays d’Asie sont aussi concernés par ce
phénomène. Le Bangladesh est durement touché au printemps par des
tornades de forte intensité qui font de nombreuses victimes et dans une moindre
mesure le Japon et la Chine.
Les régions tempérées de l’Europe sont aussi
menacées. L’Europe
de l’Ouest n’échappe pas aux tornades, même si les conditions de formation sont
plus difficiles à cerner…donc à prévoir. Ce type de manifestation reste malgré
tout assez rare et ne doit pas être confondu avec les fronts de rafale
accompagnant les orages classiques, ce que les médias appellent à tort
« mini-tornades ».
Localisation approximative, en France, des tornades
d’intensité F4 et F5 sur l’échelle de Fujita, entre 1680 et 1988 (d’après J.
Dessens) :Comme le montre la carte, ces perturbations majeures
frappent principalement le Nord et le Centre-Ouest du pays. La plus terrifiante
tornade (F5) se produisit en Seine-Maritime le 19 août 1845. Le bilan fit état
de 70 morts et de plus de 300 blessés avec des dégâts matériels tout à fait
impressionnants.
|
|
Spectacle de désolation après le passage d’une tornade de forte intensité aux Etats-Unis.
|
|
Prévention en cas de tornades :
Se tenir loin des portes, fenêtres et murs extérieurs.
Eviter les bâtiments dotés de vastes toitures (stade, grange,...)ou d'arbres pylônes.
En plein-air, se déplacer dans la direction perpendiculaire à la trajectoire de la tornade.