les cyclones

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Définition      Caractéristique          Formation         Saisons anticycloniques        echelle          

Définition : c'est une très forte dépression qui prend naissance au-dessus des eaux chaudes des océans de la zone intertropicale et qui s'accompagne de vents très violents et de pluies torrentielles. Ces dépressions sont appelées ouragan ou hurricane dans la mer des Antilles et dans le golfe du Mexique et typhons dans l'ouest du Pacifique et dans l'Océan Indien.

 

 Leurs lieux de naissance:

 carte des lieux de naissance des cyclones

Caractéristiques:

Les cyclones se caractérisent par des vents très violents soufflant de façon circulaire autour d'un centre appelé œil. Des bords de la dépression vers son centre, la pression atmosphérique tombe brutalement et la vitesse du vent augmente. Sous les cyclones on observe aussi des pluies diluviennes qui entraînent des crues. La pression extrêmement basse entraîne une montée du niveau de la mer qui peut atteindre plus de 5m.  Des tornades peuvent aussi faire leur apparition quand un cyclone atteint une terre.

Les mécanismes de formation :

Chaque année, plusieurs dizaines de cyclones plus ou moins puissants se forment au-dessus des océans dans les zones intertropicales, en majorité comprises entre les 5e et 25e parallèles des deux hémisphères. Aujourd'hui, les météorologues connaissent les mécanismes de formation de ces terribles perturbations tropicales qui causent périodiquement de très nombreux dégâts.

 un cyclone en coupe

Conjonction de plusieurs facteurs :

La cyclogénèse, phénomène saisonnier, nécessite la conjonction de plusieurs facteurs parmi lesquels : la présence d'une dépression, une température de l'eau de mer supérieure à 25°, la force de Coriolis, etc. Au niveau de la dépression se crée un important mouvement ascendant d'air chaud au-dessus de l'océan. Il va fournir l'énergie nécessaire au développement de la perturbation. L'évaporation provoque la formation d'un système nuageux complexe. La rotation du tourbillon généré s'accélère progressivement sous l'influence de la force de Coriolis et de la force centrifuge. le sens de rotation du cyclone est à l'inverse des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère nord, celui des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud.

Force de Coriolis : la force de Coriolis est engendrée par la rotation de la terre. Elle dévie les vents vers la droite dans l'hémisphère Nord et vers la gauche dans l'hémisphère Sud. C'est l'une des forces qui provoque le mouvement tourbillonnaire du cyclone. Elle est maximale aux pôles et presque nulle à l'équateur. Cela explique pourquoi les ouragans ne prennent généralement pas naissance à proximité immédiate de l'équateur.

cyclone Helena

 Le cyclone Eléna vu de l'espace en septembre 1985.

En fonction de conditions spécifiques, après quelques heures ou quelques jours, le cyclone peut atteindre un diamètre de plusieurs centaines de km. La hauteur de sa structure nuageuse peut atteindre 20 km. Il suit sa route, généralement d'Est en Ouest à une vitesse voisine de 30 km/h. Au passage de l'ouragan, la forte chute de pression provoque une élévation du niveau de la mer, c'est l'onde de tempête. La pression atmosphérique mesurée au centre de la dépression peut-être extrêmement basse, voisine de 950 hPa.

L'œil du cyclone : c'est la zone centrale de la masse nuageuse, de 10 à 30 km de diamètre en moyenne. Le temps y est clair, le vent quasiment inexistant. Au sol, l'accalmie provoquée par le passage de l'œil est de courte durée: une demi-heure ou une heure tout au plus. Après ce répit momentané, les vents redoublent de violence.
 

Dans l'oeil du cyclone

 L'œil du cyclone Isabel en septembre 2003.

Les saisons cycloniques :

Les saisons propices à la formation des cyclones sont différentes d'une zone océanique à l'autre.

Zone Océan Atlantique - Caraïbes : de fin mai à octobre.

Zone Pacifique - Amérique Centrale : de mai à octobre.

Zone Océan Indien - Inde et Bangladesh : d'avril à octobre.

Zone Océan Indien - la Réunion - côtes africaines : d'octobre à mars.

Zone Pacifique - Extrême-Orient : de juin à novembre.

Zone Pacifique - Australie : de novembre à avril.

Les noms des cyclones :

Les cyclones sont baptisés dès leur formation. Ils reçoivent des prénoms déterminés suivant un ordre alphabétique. Dès le début des années 50, les perturbations tropicales majeures recevaient exclusivement des noms de baptême féminin. Les ligues féministes eurent raison de ce sexisme en 1978. Depuis cette victoire, les ouragans reçoivent alternativement un prénom féminin et un prénom masculin.
 Ouragan Isabel

 Ouragan Isabel

Cyclone catégorie 1 - minimal :
 

Vents de 119 à 153 km/h. L'élévation du niveau de la mer est de 1 m à 1,70 m. Risques mineurs pour les habitations sans fondations. Les routes côtières sont inondées, dommages possibles aux quais et à des embarcations.

 

Cyclone catégorie 2 - moyen :
 

Vents de 154 à 177 km/h. L'élévation du niveau de la mer atteint 1,80 m à 2,60 m. Les dégâts peuvent être importants pour des habitations de type mobile home. Des toits peuvent être soulevés, des maisons perdre une porte ou une fenêtre. Les routes côtières et les routes situées en dessous du niveau de la mer sont inondées 2 à 4 heures avant l'arrivée de l'œil du cyclone.

 

Cyclone catégorie 3 - intense:
 

Vents de 178 à 209 km/h. L'élévation du niveau de la mer atteint 2,70 m à 3,80 m.Les plus gros arbres sont déracinés, tous les panneaux d'affichage sont renversés. Un grand nombre des toits sont endommagés. Destruction des mobile homes et nombreuses inondations près des côtes. Beaucoup d'habitations près des rivages sont détruites. Les routes basses sont coupées par des inondations 3 à 5 heures avant que l'œil du cyclone n'arrive. Les terrains plats à 1,50 m au-dessus du niveau de la mer sont inondés.

 

Cyclone catégorie 4 - extrême :
 

Vents de 210 à 249 km/h. L'élévation du niveau de la mer atteint 3,90 m à 5,60 m.Les arbres sont arrachés, ainsi que les panneaux d'affichage. Importants dégâts aux toitures, portes et fenêtres. Les terrains plats à 3 m au-dessus du niveau de la mer sont inondés. Dégâts importants aux étages inférieurs des édifices en raison d'inondations. La plupart des routes basses sont coupées par les eaux 3 à 5 heures avant le passage de l'œil du cyclone. La plupart des plages sont vidées de leur sable. Sur les côtes, l'évacuation de la population est conseillée sur une bande de 3 km à l'intérieur des terres

 

Cyclone catégorie 5 - catastrophique :
 

Vents atteignant 249 km/h et plus. L'élévation du niveau de la mer va au-delà de 5,60 m.Peu de portes et fenêtres résistent, les vitres explosent. Destruction de nombreuses habitations. Les plus légères sont renversées ou se disloquent. Dégâts majeurs aux étages inférieurs des constructions situées à 5 m au-dessus du niveau de la mer, jusqu'à 1 km des côtes. L'évacuation peut aller jusqu'à 6 km à l'intérieur des terres.

Quelques cyclones meurtriers en Amérique :

Septembre 1985 : ouragan Eléna sur le sud-est des USA, 4 morts.

Septembre 1988 : Gilbert  touche les caraïbes et le Mexique, plus de 200 morts.

Octobre 1988 : Joan  ravage l'Amérique Centrale, plus de  500 morts.

Septembre 1989 : Hugo dévaste les Antilles et les Caraïbes, 25 morts.

Août 1992 : Andrew traverse le Sud-Est des USA, 55 morts.

Novembre 1994 : le cyclone Gordon dévaste Haïti faisant 829 morts.

Octobre 1997 : Pauline traverse le Mexique, 300 victimes.
Hugo cyclone dévastateur 

Village dévasté après le passage de Hugo en 1989.

 

Et plus près de nous, dans l'Atlantique Nord en septembre 2004, Charley, Frances, Ivan, Jeanne, Karl.

 Cyclone vu de l'espace

Le cyclone Frances en septembre 2004.

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